Un  petit mot, un petit lien pour vous dire que « Un bouquet de Plumes » me fait l’honneur d’un article sur votre humble serviteur. Voici le lien c’est son très joli blog à découvrir.

http://unbouquetdeplumes.net/

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3 Chemises sinon rien

Un début d’année est, en ce qui me concerne, toujours singulier. Car c’est aussi le moment ou je sors de ma grotte ou en tout cas, c’est le sentiment que j’en ai. Je regarde autour et je vois à quel point, le monde ou plutôt mon petit monde a changé. Disons que c’est toujours là que je le perçois. C’est pas rarement comme on s’y attendait ou espérait et pas toujours facile à digérer. Mais si on l’accepte, on vivra mieux le présent et plus vite à nouveau on retrouve confiance en l’avenir. Celui-ci ne tarde d’ailleurs pas à revenir avec un clin d’œil pour dire que tout va bien se passer.

Une début d’année c’est aussi de bonnes résolutions.  Et donc mon challenge pour 2016, ou juste pour son début: c’est de coudre pour moi. Nous sommes d’ailleurs fin février et je profite de l’occasion pour féliciter toutes celles et ceux qui tiennent leurs résolutions, n’ont pas repris la cigarette et vont toujours 2 fois par semaine à la salle de sport. Nan franchement, bravo !

En fait les premiers jours de l’année j’ai commencé par une trousse pour mon fils mais c’est parce que j’étais en retard. Cette dernière couture de 2015 terminée, je me suis empressé de me lancer dans un projet pour MOI, für mich, for me, formidable !

Alors, oui tout ça, j’ai déjà cousu pour moi. Et pas loin de pile un an en arrière, j’ai fait mon premier vêtement, un gilet. Je l’ai d’ailleurs très fièrement porté…chez moi … et un peu dehors mais un peu, très peu en fait. Mais aussi cette veste d’inspiration chinoise qui fait office de veste d’intérieur hiver comme été et qui par contre ne me quitte que le temps d’une lessive. Mais il est temps de passer à quelque chose de sérieux comme une chemise. Depuis le temps que j’envoie mes enfants avec du fait-maison à l’école, il est temps que j’applique cette discipline à mon tour.

Pourquoi une chemise, parce que c’est ce que je porte 90% du temps que ce soit au travail ou à la maison, à la ville ou à la campagne, à la mer et à la montagne. Bon promis, si jamais je devais aller dans l’espace, je mettrai des polos comme ce que je vois sur le compte Instagram de la station spatiale ISS ou des sweat ajustés bicolores rouge et noir avec des leggings moulant avec l’insigne de Starfleet.

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Le T-shirt jersey moulant sur leggings sera toujours le futur, enfin espérons !

J’avais acheté le livre japonais de Ryuichiro Shimazaki dont j’ai beaucoup entendu parlé début d’année dernière. J’ai vu de nombreuses réalisations tirées du patron et étant tombé par hasard dessus dans une librairie et je l’ai pris. Un achat d’opportunité donc mais voilà enfin l’occasion de le rentabiliser. Comme j’ai une total confiance dans mes capacités de couturier, j’ai courageusement choisi 2 fois 2 mètre de coton à petits carreaux gris et bleu de chez Toto à 5,90 le mètre.  Ainsi qu’un tissu acheté à 5,8 € le kg dans un hangar. Merci d’applaudir le courage !

J’avais prévu dès le départ de faire 2 fois le modèle pour corriger les problèmes dans l’espoir d’avoir un patron que je pourrais exploiter aussi souvent que besoin ou envie. Hyper volontaire non ? J’en ai fait déjà 3… (je vais tout déchirer en 2016 …ou sinon en 2017)

Puis une question m’est venu. Question que je ne me pose d’ailleurs jamais quand je confectionne des vêtements pour mes enfants.

Est-ce que c’est rentable de se coudre une chemise ?

 Et ben, c’est pas si évident à dire et la balance penche plutôt pour le  non. Après avoir essayé de faire une analyse des différents coûts, il est presque impossible de conclure tant il y a de paramètre à prendre en compte. En gros ma chemise me revient à un peu moins de 20 € sans main d’œuvre . Dans le commerce on va trouver des premiers prix à moins de 10 € dans des hyper-marché et surtout pendant les soldes.  Et pour cette première chemise, même si elle tombe bien, faut bien avouer que certaines des coutures s’approchent plus de la version 10 € que 60. Et si jamais je monte en gamme en terme de tissu, l’addition grimpe vite. Pour la quatrième chemise (même pas peur), j’ai choisi un tissu à 24 € le mètre, soldé à70 %, ce qui me revient avec des boutons cette fois de récup à finalement en gros 15 € (si on prend en compte le fil, une partie du prix du livre, l’eau, l’elec) … Si je l’avais pas acheté en solde la facture monte vite pour 50 € ce qui revient à dépasser un prix des grandes franchises des magasins de vêtement. On retrouve une sorte de prix standardisé autour de 40 € qui semble être une limite psychologique pour ce vêtement. Je vais pas m’étendre sur les tissus de chemise que j’ai pu voir à près de 100 € le mètre. Je m’imagine bien louper une boutonnière, un mauvais coup de découd-vite  et hop : chiffon de luxe !

Bref, on peut pas annoncer fièrement que c’est rentable.  Par contre, une fois le modèle stabilisé et maîtrisé, l’intérêt est là, à mon sens. J’ai mon modèle de base et avec l’usage, je pourrai même adapter quelques finitions, afin de rendre moins standard que standard et suivre la tendance (pour pas dire la mode) sur la taille et la forme des cols et poignets. Sur la troisième, j’ai clairement pris confiance et j’ai une chemise que j’aime beaucoup même si sur cette dernière le col est un peu trop grand, ça reste un détail, tant elle est agréable à porter.

Après toutes ces considérations, il est temps de faire de la couture. Où plutôt non, on commence par lire le patron livre. J’étais tellement content de pouvoir me lancer dans ce projet, qu’un soir vers 21h30, je me suis dit : je décalque. Pour les enfants c’est facile. La taille c’est le patron, on rajoute une marge partout la même et c’est parti. Et là, c’est mon premier patron (non maison) pour adulte et je me retrouve un peu bête quand soudain il faut choisir le modèle en fonction de la taille et forcément je rentre pas pile dans une des tailles. Rajoutez qu’il y a des marges de coutures à 0,5, 0,8, 1,2 et 2 cm en fonction de l’endroit et j’ai vite reporté la séance.

Je choisis quand même de rester sur un standard de départ avec un M correspondant à un (40-42) du commerce. Je dirai quand même que ça taille petit. Je suis pas trop grand (1,83 m) et pas vraiment corpulent (70 kg). Et je suis un peu limite au tour de poitrine alors qu’au niveau  de la taille c’est ok.

Le Col. Bon, j’avoue, il a été démonté 3 fois. Parce que la première fois, j’avais pas compris le montage, la deuxième non plus et la troisième je me suis rendu compte qu’il faisait vraiment très pèle à tarte et qu’il fallait le retoucher absolument. Pareil pour les manchettes que j’ai du reprendre à l’arrach. Le dernier point à signaler c’est que le raccord devant dos remonte très haut et c’est limite si c’est à la hauteur de la taille du pantalon. Donc point à revoir aussi.

Au résultat, place à beaucoup trop de photos des trois réalisations :

  • Chemise N°1 : col repris plusieurs fois et qui a laissé un petit trou de découd-vite (à peine visible) . La taille est correct même si pleins de petits détails ne vont pas trop. Elle a été portée à mon travail le lendemain de sa finition. J’y vais mais j’ai peur. Oui clairement, j’y suis allé la trouille au ventre. Personne n’a rien vu, rien dit, ouf !

 

  • Chemise N°2 : J’ai un col qui du deuxième coup est bien monté et qui va bien. Les finitions sont en hausses et je suis plus à l’aise pour l’emmener travailler. Elle est encore un peu juste à certains endroits et j’ai oublié de modifier les raccords en bas pour éviter qu’ils remontent de trop.

 

  • Chemise N°3 : J’ai rajouté une fantaisie avec un pied de col et revers de manchette dans un tissu contrastant ainsi que l’empiècement dos intérieur. J’ai élargi l’aisance global et malgré un col un peu trop grand, franchement, c’est un régal. Les finitions sont au rendez-vous, la coupe aussi et je touche enfin du doigt ce à quoi j’aspire depuis mon gilet : un vêtement qui me ressemble.

 

Bref, j’ai cousu des chemises office-compatible, sans qu’on me demande pourquoi je m’habille dans une poubelle. Et même que N°2 a fait mon entretien annuel 😉 !  Je peux commencer à viser un peu plus haut maintenant.

Et vous, comment c’est, un début d’année ?

 

 

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Variation sur un même thème

C’est le premier article de l’année et donc comme il se doit, je souhaite à tous les lecteurs qui vont passer sur cette page, un bonne et heureuse année. Qu’elle vous permette d’accomplir toutes les réalisations auxquelles vous aspirez. Mais avant de parler d’avenir, petit retour sur la fin d’année. A la fin de l’année il y a le bilan ! C’était la phrase fétiche de mon prof d’histoire/géo en terminal et on peut dire que je l’ai entendue. Au moins 5 fois par cours ! Mais pas de bêtisier ni de revue de l’année juste un survol des dernières coutures.

J’avais comme projet de faire un peu de couture pour ma fille et surtout un projet pour moi. Au bilan, j’ai fait pas mal de choses pour ma fille et rien pour moi. Et pour attaquer 2016, c’est pour mon p’tit gars que j’ai piqué. Le titre c’est parce que j’ai fait du ré-utilisable ou plutôt, j’ai refait plusieurs fois un peu la même chose ou presque.

On commence avec une robe au nom complètement improbable (Hopeahelma) du Ottobre hiver 2015. On dirait de l’hawaïen ou le nom de table basse à 2 tiroirs et plateau en verre.
J’ai bien aimé le croquis avec les découpes princesse. Je précise bien le dessin technique, car avec Ottobre, c’est toujours un peu pareil pour moi. J’ai du mal à projeter des habits pour mes loulous avec les photos proposées. C’est souvent un peu flashy pour moi et trop multi-coloré pour moi. Mais sinon, les modèles sont sympa et taillent plutôt bien en tout cas pour ce qui concerne mes bambins. Je venais de finir un énième kilt pour ma fille qui en redemande encore et encore et franchement, j’avais envie de sortir de tous ces plis. Surtout que c’est aussi un peu galère à repasser.
Il me restait pas mal de tissu suite au kilt, j’ai donc essayé de tailler la robe un première fois en me disant que ça ferait un beau modèle aussi pour les fêtes avec un tissu plus festif. Sitôt finie, elle fût adoptée. Faut dire qu’elle a une qualité toute particulière au yeux de ma fille à savoir : Elle tourne !

version_cintre

On est la tout début décembre et je me dis que pour une fois, avec les cadeaux et tout le reste, je suis dans les temps. L’année dernière je m’étais lancé dans un costume celui d’Anna de la reine des neiges et j’avais fini l’ensemble le 24/12 matin. Faut dire que j’avais choisi de broder le haut et que c’était une première et pas des plus évidente. Comme je n’avais alors pas de blog, voici quelques images du passé.

gilet_elsa          robe_elsa

Je parlait de bilan et je constate que j’ai fait un ou deux progrès en une année.

Ce noël, ce sera une robe qui tourne avec un tissu qui brille. J’ai trouvé un beau jersey un peu lourd qui tombe bien et légèrement pailleté juste parfait pour l’occasion. Tellement parfait que j’ai retrouvé exactement le même modèle en vitrine d’une grande enseigne.

 

Et c’est alors que tout se présente plutôt bien, que vers le 12 décembre, une petite voix pleine de douceur, les yeux grands ouverts et brillants façon Disney me demande :
« Papa, cette année tu veux bien me faire la robe d’Elsa d’Arundel ? » Heureux sont ceux qui ne connaissent pas ce nom. En fait c’est une nana un peu blonde qui se prend pour une reine qui glace tout ce qu’elle touche surtout les cœurs. Tous les mecs en ont connue au moins une comme ça et on lui a tous préféré sa brunette de petite sœur bien plus souriante et rigolote.
J’ai d’abord pensé lui expliquer à ma fille que c’était pas possible, car c’est une robe de glace et qu’elle allait fondre devant la cheminée, le 24 au soir. Et même si j’étais plutôt fier de l’excuse que j’avais trouvée, j’ai finalement cédé et foncé au magasin de tissu.

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C’est dingue comme on se fait capter par les vendeuses avec des satins bleus et de la tulle à paillette :  « Alors on fait la robe de la reine des neiges ? »

J’avais vraiment cru passer au travers. Déjà la robe ne m’inspire pas et je voyais pas bien faire quelque chose de sympa. Car j’ai franchement du mal à me motiver quand le projet ne me branche pas. Les patrons proposés pour le costume ne m’ont pas attiré et j’ai rien vu sur la toile non plus de très amusant à reproduire contrairement au costume d’Anna (la frangine). Bref, je me suis dit que le patron déjà fait 2 fois ferait l’affaire. Déjà je le connais et d’autre part avec ses découpes, il donnera un peu d’ampleur. Bien sûr j’ai modifié des choses : J’ai rallongé pour que la robe tombe au sol et j’ai fait une découpe au niveau des épaules pour l’effet bicolore du haut. J’ai trouvé après un tissu très stretch et très pailleté pour le buste qui vient par dessus le premier satin bleu. Et bien sûr il y a la cape, la tulle toute fine cousue à la main et qui vous ruine le salon et les fringues en paillettes brillantes ! La grande classe. Et allez expliquer que si vous avez des paillettes partout sur vous, c’est parce que vous faites un costume Reine des neiges pour votre fille quand vous êtes un gars, personne ne vous croira !
Autant raconter que vous avez trainé dans un club de strip et que vous vous êtes payé une lapdance. C’est largement plus crédible !
Bref, j’ai cousu la reine des neiges. Je ne regrette pas, car challenge relevé et ma fille a été très, mais alors très, contente. Un bémol quand même, alors que je croyais toute cette histoire de reine derrière mois, j’ai repris une grosse dose de chanson pendant environ toutes les vacances. Au point, qu’alors que j’étais dans la fille d’attente au ciné pour voir remake de la guerre des étoiles (mince, fallait pas le dire!) que j’avais encore le « libérée, délivrée » en tête. Tout le monde autour fredonnant la marche de Vador…

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Les 2 variatons

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« Zut, je me suis gelé un ongle » ‘(Elsa)

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« Ça manque de glace »

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« Libérée, Délivrée … »

En parlant de variation sur le thème, je trouve qu’on a eu beaucoup de « guerres de l’étoile » (qui une traduction plus correct de « star wars » si vous faites attention) et donc pour décorer un gâteau de noël, je me suis dit que ce sera sympa d’avoir un motif Batman (il les bat tous) pour changer du Stormtrooper qu’on voit partout. J’avais eu un pochoir dans une pub d’un pochoir bonhomme pour mettre du sucre glace sur un gateau. Je me suis lancé dans le pochoir maison.

J’étais plutôt content du résultat. J’avais plus la mélodie de la reine des neiges en tête mais celle de Vador ! Ben oui, pas évident de fredonner la musique de Batman, sauf la série bien seventies et les mêmes satins que ceux que utilisés pour le costume d’Elsa.

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Et c’est vrai qu’il est classe Vador avec sa musique quand il rentre dans un vaisseau spatial gouvernemental en demandant où sont cachés les plans secrets de l’étoile noire.
Du coup pour la trousse que j’avais promise mon fils (ma première), je me suis dit qu’un pochoir du même style serait une déco sympa. J’allais faire de même avec une bombe de peinture et du tissu. Dans l’absolu, c’est le cas. Sauf que le motif est tout petit pour la trousse et qu’il faut que ce soit parfaitement plat au risque de faire juste une grosse tâche noire.
J’ai refait plusieurs fois le pochoir et une bonne dizaine d’essais à la bombe de peinture avant  d’avoir un résultat potable. Après quelques passage à la bombe, la feuille épaisse du pochoir se met à gondoler et plus moyen de faire quelque chose de propre. Je n’en ferai plus d’aussi petits, mais je trouve que ça rend pas si mal et j’essaierai bien sur un T-shirt à l’occasion.

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Trousse

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Les Incas

(petite musique à la flûte de pan)

Au XVe siècle, le site de Matchu Piccu, une cité Inca nichée au sommet d’une montagne, est soudainement abandonnée par ses habitants. Longtemps, on a imaginé que jusqu’au souvenir de la cité avait été perdu. Mais il semblerait que ce n’est pas le cas et que, quoique délaissée, elle n’ai pas été oubliée. Sa localisation aurait été transmise secretement à travers les ages. La raison de ce mystère serait aujourd’hui enfin découverte.
L’article qui suit ne traite pas du tout de ce sujet.

En fait, c’est de la couture. Mais le motif du tissu m’a fait penser à l’Amérique du sud. J’aime bien ce type de motif depuis toujours. C’est peut être lié à l’enfance. Non, pas les citées d’or, mais la maternelle. En fait très précisément, ça m’a rappelé ma serviette de goûter de la maternelle (à l’époque on y avait droit), dont voici la photo.

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Comment se fait-il que je l’ai toujours, en direct des seventies ? Ben, ma maman qui m’a dédié un musée et concerve depuis toutes les reliques. Depuis quelques années c’est le destockage. Mes enfants héritent de certaines d’entre-elle sans que j’y sois pour rien. Cela m’a valu un jour la remarque, quand mon bonhomme a reçu cette serviette pour un gouter chez eux : « Papa quand t’étais plus jeune, t’étais tellement petit que t’allais à la maternelle ! »

Bref j’ai trouvé dans mon passé pourquoi je connais ce type de tissus et sans doute pourquoi je l’aime bien aussi. Sans doute à cause des bons goûters maison. Bref tout ça pour dire que j’ai acheté le tissu sur un coup de coeur et que je savais pas exactement quoi en faire. j’ai d’abord pensé à un coussin qui n’irait avec rien dans la maison, puis à un sac que personne n’utiliserait, un abat-jour, un poncho, une serviette de plage, des chaussettes. Bref, tout ce qu’on peut faire avec du textile ou presque y compris une sangle pour guitare (j’abandonne pas complètement l’idée). Autant dire que je voulais à tout prix surtout le tissu ! Bon au final j’ai gardé en short-list une robe ou une jupe. J’ai pas trouvé tout seul, j’ai vu une photo d’une jupe sur Instragram. Bon au final, j’ai commencé par la robe, la Missy a suivi surtout parce que j’ai des chutes et qu’une jupe pour ma puce ça prend pas beaucoup de place sur un coupon.
Et puis je surkiffe le tissu !

Pour le patron de la robe, j’ai cherché dans mes bouquins, magazines et je suis tombé sur le patron de la robe Jill de la maison Victor. Dans le mag, la tissu est très coloré et largement plus fluide. J’ai eu peur que la fronce, sur un tissu plus épais, soit un problème mais ça passe. Pour le patron en lui-même, pas de mystère. C’est toujours aussi bien décrit, pas de surprise, ni de casse-tête improbale. J’ai laissé tomber les petites manches courtes par peur que ça fasse vraiment trop lourd. Après le premier essayage, j’ai également constaté que la longueur était un trop importante ainsi que l’ampleur devant qui donnait une forme étrange à la robe. Cet effet est sans doute lié à l’épaisseur du tissu. J’ai donc décousu et réduis le devant de quelques centimères et ça tombe bien du coup. Je suis content du résultat en tout cas et ma puce à l’air d’aimer aussi. Mais on fera le bilan ‘portage’ fin d’hiver.

Maintenant au moins un sous-pull home-made pour aller avec tout ça. Le tissu ne colle pas trop, mais j’ai craqué aussi sur les petites fleurs. Bon là, je suis retourné sur mon livre japonais largement rentabilisé pour le coup. J’ai déjà ecrit un article sur le top raglan, j’y reviens pas sauf pour dire que c’est quand même plus facile de coudre du jersey avec une machine qui a 40 ans qu’une qui en a 70.
J’ai déjà cousu deux fois le modèle dans un taille plus petite, donc pas de surprise, ma MAC a géré sans broncher avec aiguille stretch.

Place aux photos avec commentaires

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Le saviez-vous , les incas ont inventé le commerce en ligne (d’eau) avec : Amazonie ! Un réseau reliant facilement les commerçant et leurs clients et on pouvait déjà payer en ligne (de pêche)

 

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La jupe portée après les retouches

« Oh grand Patchomatotek ! Fait qu’il fasse beau début Novembre »

 

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Maintenant que je sais poser une fermeture à glissière invisible, combo avec les raccords pas simples simples…

 

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Des Fleurs pour le tout puissant Patchomatotek !

« Enfant du soleil, tu parcours la terre, le ciel, cherche ton chemin, c’est ta vie, c’est ton destin ! »

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le détail inutile qu’on verra pas tellement il y de couleurs qui piquent

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Et qu’on me dise plus que je donne pas dans la couleur hein ! (Mais comme elle a l’air est sympa cette armoire)

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Si on louche fortement sur la photo pendant 5 minutes on la voit en 3D ainsi qu’un serpent géant. Notez que je suis pile raccord en la ceinture et le bas de la robe ! Je devrai lancer un chalenge sur les raccords de l’impossible improbable !

 

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« C’est bon là Patchomachintruc ? Je peux baisser les bras ? Tu promets qu’il fera beau que je puisse porter des jupes et robes ? »

« Oui ! Jeune fille, il fera beau »

Mais comme il est fort ce Matchopatinchouette !

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L’ Armoicabine d’Avalon

Derrière ce néologisme (ça n’existe pas j’ai vérifié sur wikipedia) se cache une réalisation pour répondre au besoin de rangement dans la chambre de ma fille. Il lui fallait absolument quelque chose pour entreposer l’accroissement exponentiel (et ce n’est que le début !) de sa garde robe. Pour se faire, direction la chaîne de restaurants suédois qui vend accessoirement des meubles afin de rentabiliser la surface des locaux. J’ai l’impression qu’ils voient toujours un peu grand pour leurs restaurants. Mais après quelques heures de marches dans les différents appartements témoins et l’achat de divers objets de déco (enfin peut être) aux noms valant des points au scrabble (peut être pas en suédois après tout) , c’est la déception !

Encore une fois me direz-vous, rien ne convient aux attentes de l’objet de rangement choisi communément appelé : Armoire (du latin Armarium)  ou grand coffre que l’on pose contre un mur et destiné à mettre sous clés les armes pour pas que les enfants jouent avec (mais c’est là une hypothèse toute personnelle)

Faut dire que le cahier des charges est pointu, en terme de mesure d’une part et aussi en terme de design. Ma fille cliente a précisé qu’elle voulait une maison dans sa chambre. Si vous lui demandez pourquoi, elle répondra que c’est que son frère a bien un bateau pirate – coffre à jouet : et c’est pas faux ! Une fois qu’on a mis le doigt dans le fait maison, difficile d’en sortir…

coffre

Et c’est parti pour une description du design de l’armoire avec les souhaits exigences de ma cliente qui fini par ressembler furieusement à une petite maisonnette que l’on croise le long des plages. Je comprendrai plus tard pourquoi cette demande. Pour commencer, il faut un plan. En fait, il me faut toujours un plan. Un peu comme l’agence tout risque en gros (et j’aime bien le générique !)

Plan

Quand rien n’est disponible sur le marché, place à la création ! Le blog ne s’appelle pas de fil et de bois pour rien. C’est parti pour le bois. J’aurai pu commencer par flâner dans une forêt enchantée, choisir un arbre, lui expliquer à quoi il allait servir, le scier (avec son accord), faire sécher le bois. Mais c’est long et le temps de trouver un arbre qui veuille bien accepter de devenir une armoicabine, négocier avec l’ONF….

Direction donc, la célèbre chaine de magasin le Roi Merlin Enchanteur du Bricolage. Le nom fait rêver mes enfants car on imagine de suite la magie. Merlin, le roi Arthur et la dame du lac qui auraient trouvé à se reconvertir dans la vente d’objets pas toujours magiques pour réaliser toute sorte de choses ou juste encombrer un garage ou une cave. Le magasin promet de pouvoir tout agencer dans la maison voir en construire une de toutes pièces.
Mais là faut vraiment beaucoup de magie (et de sous). Déjà rien que pour une armoire faut un niveau 4 (ou supérieur) de magie générale avec des compétences de type rigoureusité, incarnation de mains droites (surtout quand on en a 2 gauches), des sorts de classe ‘Queçatiennedebout’ et au moins un sort de soin (complètement indispensable qu’on utilise des outils tranchants ou pas).

Après pour monter un meuble du resto suedois il faut également des incantations à base de jurons prononcés avec force et conviction pour arriver à ses fins. Le sort de soin premier niveau est également nécessaire ainsi que celui d’arrêt du temps si on veut finir avant la nuit.
Va pour la magie Arthurienne ! Et pourquoi pas, après tout Avalon est une île et il doit bien y avoir une plage et donc des cabines de plage. C’est logique!

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une fois dans le magasin, on choisit ensemble parmi les essences de bois les plus belles, les plus rares, précieuses et magiques cela va sans dire. Bref on prend de la tablette de pin premier deuxième prix.  Oui ben effet secondaire de ‘vive la rentrée’ : j’ai plus une tune. En bon bricoleur, j’ai également des chutes de bois qui ne serviront finalement … très peu. Car c’est bien connu, tout comme en couture, c’est jamais la bonne longueur. Il manque bizarrement toujours quelques centimètres sur une chute. Je soupçonne quelques trolls vendus à la cause du magasin de bricolage magique de venir grignoter mon stock de bois qui serait juste à la bonne longueur.

Phase une de la réalisation : on coupe du bois. C’est pas forcément ce que je préfère, car quand c’est coupé, c’est coupé comme disait l’autre. Pas le droit à l’erreur. Ce travail demande du calme, de la précision et des nerfs d’acier. Et surtout toujours mesurer les pièces coupées. En bon chef de projet, très organisé, je numérote les pièces et les références sur mon micro-schéma. Faut également éviter de se couper les doigts avec les outils coupant électriques car ça repousse pas.
Jusqu’ici ça va. Pas trop d’erreurs de coupe (pas trop) et comme pour le gros œuvre d’une maison, ça va plutôt vite. On arrive rapidement à voir que ça va ressembler à une armoire.

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Ma cliente vient régulièrement suivre l’avancé des travaux et demande quand est-ce que ça va ressembler à une maison. C’est vrai que pour l’instant, ça ressemble à une armoire. Vite de la magie. Il manque le petit plus à savoir un toit. N’ayant pas de sort ‘queçatiennetoutseul’ j’ai choisi de passer par la phase charpente pour la toiture. Et là tout le monde se dit « mais n’importe quoi ! » J’ai pas trouvé plus simple et maintenant que c’est fait, j’essaierai plus de chercher. Je monte donc une petite structure avec savants calculs l’appui. J’aime bien cette partie ou on fait des maths appliqués. J’ai hésité à utiliser la formule d’Euler ou les séries de Taylor mais j’ai fini par utiliser la fonction sin et cos de ma calculette.

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Pour la porte de l’armoire, je voulait un effet planches collées. Pour ce faire j’ai effectué des rainure avec la défonceuse. Fallait aussi creuser et aligner les charnières de la porte. Histoire de faire old-school, j’ai creuser avec le ciseau à bois. Pour l’alignement, j’ai utiliser du high-tech : un LASER ! Ouais carrément ! Très fier de ma technique, je la montre à mon père, lui aussi grand maître bricole avec tout un tas de sorts ultras puissants dont surtout celui de ‘j’ai toujours raison’. Et là, alors que j’attendais de l’admiration, il me fait juste un « Pourquoi t’utilises pas juste une ficelle ? ». Sur le coup aucune réponse sensée n’est venue. Je me suis contenté de hausser les épaules. Mais maintenant j’ai envie de dire : que c’est parce que je suis un geek !!! Nan franchement depuis tout gamin, on nous promet l’avènement des lasers que ce soit sous forme de sabre, pistolet et de découd-vite. Je veux que ce soit le futur du laser maintenant ! On verra plus tard pour les voitures volantes et autres voyages spatiaux temporels. Et franchement, ça a plus de gueule qu’un bout de ficèle non ?

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Ne reste plus qu’à poser les lambris qui serviront de tuiles et un peu de déco. La miss est coquête, et donc il y des miroirs. Et qui dit plage, dit bateau et donc hublot. Parmi les objets insolites j’ai aussi trouvé une lampe pour placard au resto suedois qui apportera une touche de lumière magique puisque comme le frigo, elle s’éteind quand on ferme la porte. Pour la finition, j’ai opté pour de la céruse blanche, pour donner un aspect vieilli par les vents salins pendant des décénies. J’avais jamais testé, mais le résultat est plutôt pas mal et fait bien ressortir le veinage du bois.

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Un dernier tour au resto suédois pour quelques paniers à chausettes et Voilà ! Ou presque. Car plus je la regarde, plus je me dis que c’est un poil austère pour une chambre de petite fille. J’avais l’option de peindre la toiture en rose ou de faire plus simple avec un peu de peinture et un dessin qui serait vaguement en rapport avec le côté celtique, nature, gluten-free de la légende d’Arthur. On retourne à la planche à dessiner. J’ai reçu un livre pour apprendre à dessiner pour mon anniversaire, faut bien que ça serve !

dessin

J’ai ajouté juste une petite touche, car j’aime pas quand c’est trop chargé. Et surtout, c’est la première fois que je fais de la peinture depuis la maternelle, donc on y va tranquille. Mais je me suis bien amusé à le faire et j’ai presque envie de creuser un peu le sujet. Il y a encore de la marge avant que je fasse le plafond de l’armoire avec une fresque représentant la dame du lac sortant de l’eau avec Excalibur. Mais sait-on jamais…

Quelques chiffres pour finir 2, 24, 31 et le 77
Et d’autres :
Coût en matériel : 161,36 € (bois et visserie, céruse) et 41,97 € de déco (paniers, miroir et éclairage) soit un total de 203,33 € . Ceci qui reste raisonnable si on regarde les armoires premiers prix.
Temps passé : En gros 1 bon mois avec 6 demi-journées de week-ends plus un peu de temps certains soirs de semaines donc à la grosse louche environ 40 heures de travail.
C’est beaucoup, mais c’est du au fait que le travail est fractionné et qu’il faut ranger chaque fois l’atelier un minimum pour éviter que mes enfants fassent un remake de panique à la scie circulaire.

Place aux photos finish :

armoire_ouverte    armoire_fermee

armoire_fermee_2frontoncote

Et donc pourquoi une cabine de plage ? Parce que ma fille veut l’utiliser comme un dressing. Avant même qu’elle soit terminée, elle me dit : »maintenant je pourrai m’habiller dans la cabane » ….
Prochaine étape, faire un nouveau bureau secrétaire (il est pointilleux sur les mots) pour mon bonhomme. Mais ce sera au printemps, il commence à faire froid dans l’atelier. C’est le moment de retrouver des activités d’intérieurs et faut bien alimenter cette armoicabine.

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Vive la rentrée !

Non, ce n’est pas un titre accrocheur pour profiter d’une promotion quelconque. Alors oui, il faut abandonné : les apéros, les barbecues, les vêtements légers (quand on en porte) et autres distractions de plein air. Bonjour les randonnées en grande surface et les joies du remplissage non plus de verres mais de documents administratif en tout genre qui ont également une fâcheuse tendance à se caler sur le calendrier scolaire. Mais vive la rentrée quand même.
C’est l’occasion de reprendre le chemin de la machine à coudre pour une tenue de rentrée qu’on aura pensé tout l’été. Bon pour être honnête, il a fait beau jusqu’au dernier jour et donc très difficile de rester à l’intérieur mais pour une bonne cause. du coup, la tenue de la rentrée à été faite un peu la semaine de la rentrée et carrément début octobre pour la jupe et encore c’est presque un accident si elle est terminée.
Mais commençons par la blouse. J’avais une idée d’un haut sympa que j’avais repérer dans mon livre japonais fétiche dont j’ai déjà parlé ici. Au départ, je me disais qu’un col qui finirait comme un bandana autour du coup serait sympa. Et puis de l’idée j’ai juste gardé le tissu pour un col finalement classique. Dans l’ensemble, je suis pas trop satisfait, mais ça passe.

Pour la jupe, c’est un modèle de la maison Victor que j’ai choisi : la Missy. Pour ma fille qui adore les jupes (au point qu’il est difficile de lui faire accepter le pantalon) c’était une alternative aux kilts et jupes qui tournent. J’avais en stock un coupon de jean un peu stretch qui allait idéalement avec le modèle. Je l’ai finalement cousue début octobre et me suis dit que la doubler était une bonne idée. Comme pour la robe cupcake, aucune surprise. le modèle est un régal à réaliser. Les explications plus que clairs (au point qu’on les suive, c’est dire !), le tout tombe parfaitement et rien à revoir. J’ai très envie de la refaire très vite et j’ai donc racheté aussitôt du tissu. A noter au passage que c’est ma première fermeture invisible et j’ai même pas remarqué qu’il y avait là une difficulté. J’ai comme l’impression de jouer dans la cours des grands maintenant !

jupe sur table

poche           FE_invisible

jupe_portee_é              jupe_portee
Tout allait bien dans la maison du bonheur quand soudain un cri dans le loin (enfin pas si le loin que ça quand même) Papaaaaaaa !!!!!!!!!!!!!!!
J’ai plus de place dans ma commoooooode !!!!! La réalité est rude, plus une chaussette ne rentrera alors que toutes les affaires pour la rentrée ne sont même pas encore achetées. Il va y avoir des robes (que je ferai cela va de soi)
des manteaux, vestes et de plus en plus grands à mesure qu’elle grandit. Il y a urgence. A suivre…

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On monte le son !

On Continue les expérimentations. Maintenant la bande son du blog est également homemade. Après avoir posté des video de 15 secondes sur mon compte Instagram depuis quelques temps, vous pouvez découvrir les vesrions ‘longues’ (mais pas trop quand même).

Alors branchez les enceintes ou le casque sur votre ordinateur, smartphone, tablette ou autre support.

Déjà 3 Tubes enfin Youtube 🙂
2filet2bois Soundtrack

Bientôt aussi, le test de la guitare rénovée. Oui enfin… Des images fixes et qui bougent et surtout du son !

En passant | Publié le par | 4 commentaires